Moi, Tituba sorcière noire de Salem (1986) Maryse Condé : une critique intersectionnelle – Graphies Francophones

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Moi, Tituba sorcière noire de Salem (1986) Maryse Condé : une critique intersectionnelle

Publication Date : 02-12-2025


Author(s) :

Gélase KOUMBA.


Volume/Issue :
Volume 5
,
Issue 9
(12 - 2025)



Abstract :

Théorisée à la fin des années 1980 par la juriste afro-américaine Kimberlé Williams Crenshaw, l’intersectionnalité, issue du féminisme noir, analyse l’imbrication des dominations liées au genre, à la race et à la classe sociale. Le roman Moi, Tituba Sorcière noire de Salem dans cette perspective en donnant à voir l’expérience du protagoniste Tituba, esclave noire originaire de la Barbade et accusée de sorcellerie lors des procès de Salem au XII e siècle. A la fois femme, noire, esclave et perçue aussi comme sorcière, elle subit une oppression plurielle. Cet article examine comment ces différentes formes de domination et d’oppression s’entrelacent et façonnent son parcours, tout en mettant en lumière son agentivité face à l’ordre patriarcal et religieux de la Société puritaine de Salem.


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