Revue des lettres, des sciences du langage, des sciences de la communication et des sciences de l’éducation
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SCHOPENHAUER ET LA QUESTION DU PESSIMISME
Auteur.e.s
Youssouf DIARRASSOUBA
.
Résumé
La philosophie schopenhauerienne est réduite, généralement, à son versant pessimiste. Une telle
lecture de sa philosophie est sans doute à la base d’une certaine marginalisation généralisée de celle-ci
dans la recherche philosophique. Dans ce sens, la posture philosophiquement pessimiste face à
l’existence est assimilée à un aveu irrémédiablement défaitiste au regard de la prépondérance de la
souffrance existentielle ou de l’absurdité de la vie humaine. En revanche, l’intérêt de plus en plus
courant, voire légitimé pour un positionnement philosophique empreint d’optimisme tend à masquer le
sens fondamental de ce pessimisme philosophique, d’où l’interrogation suivante : le pessimisme
schopenhauerien est-il une approche lucide du sens de l’existence humaine ? Le pessimisme
schopenhauerien, marqué par un certain réalisme, offre une perception plus pénétrante du vécu humain
que l’optimisme béat. Cette étude vise principalement à montrer que la philosophie pessimiste
schopenhauerienne permet d’avoir une saine compréhension du statut de la souffrance dans l’existence
humaine. Partant d’une démarche essentiellement critique de la philosophie schopenhauerienne, dans
un premier moment, nous analyserons sa philosophie à l’aune du spinozisme et, dans un second moment,
nous questionnerons le fondement du pessimisme schopenhauerien.