Revue des lettres, des sciences du langage, des sciences de la communication et des sciences de l’éducation
Menu
Détails de l'article
Titre de l'article
Moi, Tituba sorcière noire de Salem (1986) Maryse Condé : une critique intersectionnelle
Auteur.e.s
Gélase KOUMBA
.
Résumé
Théorisée à la fin des années 1980 par la juriste afro-américaine Kimberlé Williams Crenshaw,
l’intersectionnalité, issue du féminisme noir, analyse l’imbrication des dominations liées au
genre, à la race et à la classe sociale. Le roman Moi, Tituba Sorcière noire de Salem dans cette
perspective en donnant à voir l’expérience du protagoniste Tituba, esclave noire originaire de
la Barbade et accusée de sorcellerie lors des procès de Salem au XII
e
siècle. A la fois femme,
noire, esclave et perçue aussi comme sorcière, elle subit une oppression plurielle. Cet article
examine comment ces différentes formes de domination et d’oppression s’entrelacent et
façonnent son parcours, tout en mettant en lumière son agentivité face à l’ordre patriarcal et
religieux de la Société puritaine de Salem.